TENNESSEE WILLIAMS


Avec Victor Hugo, Émile Zola et Racine, Tennessee Williams est mon écrivain préféré.
Je l'ai découvert en anglais dans le texte, à l'âge de 18 ans, avec la pièce qui a lancé sa carrière : La Ménagerie de Verre (The Glass Menagerie). J'ai par la suite dévoré pas mal de son œuvre théâtrale, d'Un Tramway nommé Désir (A Streetcar Named Desire) à La Nuit de l'iguane (The Night of the Iguana) en passant par La Chatte sur un toit brûlant (Cat on a Hot Tin Roof) et La Descente d'Orphée (Orpheus Descending)...

 

Mémoire

J'ai aussi regardé la plupart des films tirés de ses pièces, ce qui m'a donné l'idée de mon mémoire de recherche de master 2. Ce dossier de 200 pages (dont 70 d'annexes) n'aurait jamais pu être mené à bien si je n'étais pas parti aux États-Unis. J'ai, en effet, pu avoir accès aux fichiers de censure du Code de Production à Beverly Hills. Et il est certain que, pour combler encore quelques trous, je repartirai pour le pays de l'Oncle Sam dans un futur plus ou moins proche, histoire d'achever mes recherches, d'autant qu'un éditeur s'est montré intéressé. Affaire à suivre...
Mon mémoire, rédigé en anglais, s'intitule Tennessee Williams & the movies: birds and bees appear and fairies get tweezed. En voici le résumé :

 

La perspective de ce mémoire est globale et s’inscrit dans le cadre général d’une réflexion sur le processus d’adaptation d’une pièce de théâtre pour le grand écran. Mais l’étude est circonscrite à un thème – la sexualité – et à une période donnée – les États-Unis des années 50 – dans trois pièces de Tennessee Williams : Un Tramway nommé Désir (1951), la Chatte sur un toit brûlant (1958) et Soudain, l’été dernier (1959). L’étude comparative des deux médias – le théâtre et le cinéma – est loin d’être exhaustive et a pour but de titiller la notion de fidélité en mettant en lumière comment le cinéma des années 50 s’est réapproprié la sexualité à l’œuvre dans l’univers du dramaturge, en la transposant à l’écran à une époque où le Code de Production (ou Code Hays), que j’affublerai du nom de "camisole de force cinématographique", commence à défaillir.

L’étude comprendra également des références précises concernant les versions doublées et sous-titrées en français et en espagnol dans le but d’offrir un éclairage sur la notion même de censure.

 

 

A la suite de ma soutenance du 15 juin 2008, j'ai obtenu 18 sur 20 avec félicitations du jury, présidé par mon directeur de recherche, M. Francis Guinle.

 

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